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#1 J’ai un vice caché, c’est grave docteur – Syndrome des Ovaires Polykystiques

Aujourd’hui, je vais vous parler de santé et tout particulièrement du Syndrome des Ovaires Polykystiques (SOPK) et de mes désirs d’être un jour maman : on m’a détecté un  »SOPK », à 20 ans, il y’a donc 6 ans. Maintenant que je vous ai dit ça vous vous demandez surement « c’est quoi ça ?  »

C’est un problème hormonal complexe qui peut apparaître à tout moment dans la vie d’une femme et engendrer de nombreux symptômes : pilosité accrue, acné, absence d’ovulation, obésité, menstruations irrégulières… Pour une grande partie des « malades », dont je fais malheureusement partie, avoir un enfant naturellement va être compliqué : je suis considérée comme étant infertile, à ne pas confondre avec stérile.

Il n’y a pas réellement de traitement, je ne suis pas sure qu’on puisse guérir de cette  »maladie »: il faut traiter chaque symptôme indépendamment et mettre ses ovaires au repos en prenant la pilule.

En 2016, amoureuse et sur mon petit nuage, nous avions décidé de nous lancer dans les essais bébés. La  »maladie » ayant été diagnostiquée rapidement, je savais que lorsque je voudrais avoir un mini moi, je devrais me rendre chez le gygy pour obtenir de l’aide: j’ai donc évité de passer par une bonne année d’essai avant de demander un accompagnement.

Grace à la lettre rédigée par mon gygy, j’ai pris rendez-vous dans le Service d’Endocrinologie et de Médecine de la Reproduction de la Pitié Salpêtrière pour suivre le parcours de Procréation Médicalement Assistée (PMA). C’était parti pour une folle série d’analyses pour moi, mais aussi mon ex conjoint : spermogramme, hystérosalpingographie, prises de sang… Les médecins voulaient s’assurer qu’hormis mon SOPK, il n’y avait pas d’autre dérèglement. Heureusement, ce n’était pas le cas. Nous pouvions donc commencer le parcours doucement, mais surement.

On avait convenu avec les médecins qu’on irait crescendo dans le type de traitement : stimulation ovarienne (traitement par voie orale ou injection d’hormones), insémination artificielle ( dépôt du sperme à l’intérieur de l’utérus), fécondation in vitro ( création de l’embryon dans un labo puis dépôt à l’intérieur de l’utérus).

Donc vous l’aurez compris, first step, on m’a prescrit des stimulations ovariennes et plus exactement du Clomid, des œstrogènes, de la progestérone… dans le but de rétablir un cycle normal et des ovulations. Il fallait que je sois très rigoureuse : je devais suivre le calendrier imposé par les médecins, aller à l’hôpital très régulièrement pour effectuer des prises de sang et des échographies. Le but vérifier qu’un des petits follicules (fofo) atteignent une taille raisonnable permettant de déclencher une ovulation (  pour moi 18 mm). Les médecins donnent ensuite le go pour avoir des rapports. C’est génial, cette impression d’avoir une relation à 3 ! Vive la spontanéité 😉

Mon premier essai a été compliqué : mon corps n’a réagit que très tardivement au traitement et alors que les médecins ne s’y attendait pas, j’ai eu une jolie ovulation tardive. Un rapport sexuel mécanique plus tard ( oui j’étais épuisée ce jour là, ça arrive non ahaha ?), me voilà enceinte d’un mini nous. Je n’y croyais pas, nous étions aux anges. Ce bonheur n’a duré que 2 mois puisque j’ai fais une fausse couche ( ça c’est une autre histoire…). Il faut savoir que le risque de fausse couche chez les femmes souffrant du SOPK est plus élevé : j’ai un endomètre qui est très fin et qui a du mal à s’épaissir, malgré la prise d’hormones… pas terrible pour garder un bébé au chaud.

Pour être honnête avec vous, ce premier essai m’a fatigué, mon organisme n’était pas habitué à la prise d’autant d’hormones et c’était compliqué de concilier travail et rendez-vous médicaux. J’ai détesté le suivi : avoir affaire à une équipe médicale et non un médecin attitré, c’est pas évident. Je n’étais pas habitué à l’univers médical et au manque de compassion de certains médecins. Un point positif, une psychologue se tenait à notre disposition, sur rendez vous, pour discuter. On a jamais fait appel à elle. Avec le recul, peut-être qu’on aurait dû.

Pour les cycles suivants, j’ai décidé de me rapprocher d’un gynécologue spécialiste de l’infertilité, le docteur Denis DANAN. Après m’a fausse couche, j’ai eu besoin d’un suivi beaucoup plus personnalisé et je ne regrette pas mon choix. Ce médecin est à l’écoute, compatissant, pédagogue et j’en passe.

Il m’a prescrit des piqûres de Gonal-f et à chaque nouvel essai, il augmentait les doses.  Moi qui ai toujours eu horreur des piqûres, j’étais servie : je devais me faire tous les matins une injection dans le ventre. Même principe qu’à l’hôpital, je devais aussi me rendre souvent chez le gygy faire des échographies et en labo pour les prises de sang. Malheureusement, mon corps ne répondait plus au traitement. Le gygy commençait à nous parler du protocole FIV. J’étais de plus en plus fatiguée, de plus en plus irritable. Mon corps avait surement décidé de faire grève… On a décidé de faire une pause pour mon bien-être mais surtout pour nous retrouver.

Je pense que vous vous en doutez, la PMA ce n’est pas très drôle, on passe par des moments complètement fous: de l’espoir au désespoir en quelques minutes. On introduit des tierces personnes dans notre intimité, les médecins, les infirmières… On prend du recul même si c’est difficile de ne pas en faire une obsession, lorsqu’on doit suivre toutes les règles…

On apprend aussi beaucoup sur nous: on est capable de faire beaucoup, de supporter beaucoup pour atteindre notre but… Je ne dirais pas que c’est une expérience humaine à vivre puisque je ne l’a souhaite à personne d’autre mais je pense que cette épreuve m’a changé : tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort.

Aujourd’hui, je suis séparée ( article à ce sujet ici), j’ai parfois des moments de doute, de peur, mais je sais que quand je serai prête à fonder une famille, mon super gygy sera là pour nous accompagner dans ce super projet !

A tous les couples qui sont dans la même situation, je suis de tout coeur avec vous, restez forts, positifs et confiants ! Ne vous mettez pas la pression ( oui, je sais c’est facile à dire),

N’hésitez pas à poser vos questions ou laisser vos témoignages en commentaire.

Si vous voulez témoigner en anonyme mon adresse mail : sarah.soleas@lecarnetdecerise.com

Much love

Sarah Soléas 💋

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4 Comments

  • Reply Girls n Nantes

    coucou

    j’ai le même syndrome et c’est vraiment nul…
    Je suis aussi passé par une endométriose (opérée depuis) et c’est vraiment la merde tout ça.
    Je te souhaite le meilleur pour la suite et bon courage <3

    14 janvier 2018 at 17 h 37 min
  • Reply AfroLyne

    Bonne année à toi également !
    Je dormirais moins bête ce soir. Qui plus est cela montre encore une fois que les femmes sont vraiment trop sujettes à des maladies !
    Merci pour ce partage et cette communication et bon courage !

    9 janvier 2018 at 15 h 35 min
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